Près de Deauville, entouré des siens, Pierre Arditi est en plein travail. Après Robert Hirsch en 2012, il incarnera le rôle principal de la pièce de Florian Zeller (membre de l’Acadé- mie française depuis 2025), Le Père, prévue au théâtre Edouard VII en septembre. Cette histoire d’un vieil homme en train de basculer vers la nuit a pour lui une résonance intime. Son père, le peintre Georges Arditi, fut frappé par la maladie d’Alzheimer à la fin de sa vie. Un magnifique tableau de ce dernier est accroché au-dessus du canapé de son bureau, La Péruvienne. Il représente une femme à la peau cuivrée, cigarette à la main, méditative. Sous son regard perçant, Pierre Arditi apprend son texte. Chez lui, à la différence de son person- nage, la mémoire est une mécanique bien huilée. Mais à quatre-vingt- un ans, la machinerie corporelle n’obéit pas toujours au doigt et à l’oeil. Ces derniers mois, ça grince du côté du tendon d’Achille. Alors Arditi râle. Contre la chaleur. Contre la vieillesse, cette saloperie. Contre l’intervie- weur qui a eu le malheur d’employer "du coup", un tic de langage qu’il exècre. Plus il vitupère, plus il se régénère. L’œil noircit, la voix enfle, la posture se redresse. Râler, c’est déjà jouer. Jouer, c’est déjà renaître.
Pierre Arditi
Pierre Arditi
Virginie Lemoine
L’assassin est au Palais-Royal !
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Dernier voyage avant l’oubli
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Rendez-vous avec l’invisible
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Son théâtre est pour tous !
La Cabale
En finir avec le marasme ?
Géraldine Martineau
Un accouchement difficile, une famille qui explose, un crash initial. De son expérience, Géraldine Martineau tire Orso et moi, entre autofiction et conte. Elle suit le lien mère-enfant cinq années durant et transforme un traumatisme en épopée.
Alain Françon
Après la folle journée vécue par Fadinard pour récupérer le chapeau de paille d’Italie, Alain Françon s’attaque à une autre folle journée, celle du Mariage de Figaro. Avec de nouveau Vincent Dedienne, cette fois en Figaro, et à ses côtés Micha Lescot, Alix Poisson ou Noémie Lvovsky. Une pièce progressiste dans ses idées sur les inégalités mais qui n’annonce pas la Révolution française.
Vincent Dedienne
Après Fadinard chez Labiche, Vincent Dedienne in- carne le célèbre valet dans la mise en scène d’Alain Françon. Encore une journée pied au plancher, un ma- riage menacé, et un rythme fou qui lui va bien.
Barbara Schulz
La pétillante Barbara Schulz est Elle, l’héroïne d’Ailleurs, une "comédie pour un homme, une femme et une intelli- gence artificielle" d’Audrey Schebat. L’in- trigue se déroule en plein confinement. Après trente ans de vie commune, Elle décide de quitter son mari, mais revient. Ils reçoivent un mystérieux œuf. Il s’agit de Samitsu, une "sorte d’assistante vocale", une "supra intelligence arti- ficielle globale" qui leur permet de communiquer à distance avec leur fille Mélanie et leur gendre Jackson. La comédienne a de nouveau dit oui à l’autrice qui l’avait déjà mise en scène dans La Perruche avec Arié Elmaleh au théâtre des Bouffes Parisiens en 2017. Un projet qu’avait ini- tié Barbara Schulz.