Publicitaire californien, André se découvre un cancer après avoir refusé longtemps de se faire dépister. Fort d’un humour ravageur frôlant le déni, il va user du temps qui lui reste pour apprivoiser voire narguer la mort. Une leçon de vie poignante et solaire.
L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach
André is an Idiot (André is an Idiot) de Tony Benna
In Waves de Phuong Mai Nguyen
Sur la côte Pacifique, un adolescent tombe amoureux d’une surfeuse dont la maladie bouleverse leur avenir. Entre récit initiatique, mémoire et animation, In Waves affiche une réelle ambition formelle, mais laisse plusieurs de ses pistes dramatiques inabouties.
Laissez-nous les clés de Yacine Helali
Marseille, de février à septembre 2021. La lutte de bénévoles qui obtinrent les clés de leur McDo, fermé par la maison-mère, et le transformèrent, un an plus tard, en fast-food social. Une plongée revigorante dans une France solidaire, diverse et généreuse.
Miss Mermaid de Pauline Brunner et Marion Verlé
Une femme précarisée retrouve goût à la vie en se lançant dans une compétition de “sirènes”. Bien qu’animé des meilleures intentions, et en dépit d’un casting de qualité, le film peine à éviter les écueils du film social “feel good” apolitique et naïf.
La Chaleur de Stéphane Demoustier
Dans un camping frappé par la canicule, les vacances touchent à leur fin pour Marouane, 17 ans, lorsque celui-ci provoque accidentellement la mort d’un autre jeune. Chronique adolescente et thriller psychologique se télescopent dans ce beau film solaire et mélancolique.
The Fin (The Fin) de Park Syeyoung
Dystopie écologique coréenne, le film peine à dépasser ses quelques idées basiques et à produire un univers de science-fiction rigoureux. Si l’atmosphère sinistre séduit par moments, il est difficile de réellement s’émouvoir du sort des personnages.
Le Passage (I Was a Stranger) de Brandt Andersen
Amira et sa fille tentent d’échapper à la guerre civile syrienne. Une obsession d’efficacité et de rythme soutenu à l’américaine écrase les personnages, aplatit le récit. Le réalisateur et scénariste ne nous laisse pas le temps d’éprouver un quelconque sentiment.
Seule la vie (Vier minus drei) de Adrian Goiginger
Adapté d’une histoire vraie, ce film s’attache au parcours de résilience d’une jeune Autrichienne ayant perdu ses deux enfants et son mari dans un accident de voiture. Ce faisant, il démontre qu’au cœur d’un fracas atroce, il y a un chemin possible.
The Last Viking (Den Sidste viking) de Anders Thomas Jensen
Libéré quinze ans après un hold-up, Anker veut récupérer le butin qu’il avait demandé à son frère de cacher. Atteint de trouble de l’identité, ce dernier a oublié où et se prend pour John Lennon. Entre thriller violent et comédie absurde, un film irrésistible.
Charlie et les kangourous (Kangaroo) de Kate Woods
En Australie, un présentateur météo se lie d’amitié avec une jeune aborigène passionnée de kangourous. Kate Woods se plie à un cahier des charges qui contraint ses intentions (la figuration d’un peuple autochtone) et son message (le “faire communauté”).