Début 2024 paraissait dans Archéologia un article intitulé « Les promesses de l’amphithéâtre de Saint- Georges-du-Bois » évoquant les résultats d’une première campagne de fouilles menée en 2023 au sein d’un édifice de spectacle en apparence isolé. Les recherches conduites cette année par le Service régio- nal de l’archéologie Nouvelle-Aquitaine révèlent qu’il n’est qu’un élément d’une occupation beaucoup plus étendue, couvrant au moins une trentaine d’hectares à la frontière des territoires picton et santon…
La restitution des biens culturels
L’énigmatique agglomération antique de Saint-Georges-du-Bois
Vivre et mourir le long de la chaussée Jules César
Depuis une quinzaine d’années, la rénovation urbaine du quartier Bossut à Pontoise a permis la réalisa- tion de plusieurs opérations archéologiques menées sous l’égide du Service régional de l’archéologie (SRA) d’Île-de-France. Situé sur le plateau Saint-Martin, ce quartier est bordé au nord par l’actuelle chaussée Jules César, dont le tracé semble reprendre celui de la voie antique. Si les fouilles précédentes avaient mis en évidence des traces d’occupation allant du Néolithique à l’Antiquité, un diagnostic, conduit en 2023 sur une surface de 4 900 m², a livré plusieurs vestiges exceptionnels. Ces découvertes inédites ont entraîné une fouille préventive par le Service départemental d’archéologie du Val-d’Oise de juin à novembre 2024, dévoilant le processus de développement de l’agglomération sur près de deux millénaires.
Les dessous du Vishnu
Nouvelle étape pour le Vishnu du Mébon, joyau du musée national du Cambodge datant du XIe siècle, présenté à partir de la fin avril au sein de l’exposition Bronzes royaux d’Angkor, un art du divin : le laboratoire Arc’Antique, à Nantes.
Le réservoir initial
Tous les Humains anatomiquement modernes (hors d’Afrique) des- cendent d’ancêtres en partie hybridés avec Néandertal entre 50 000 et 46 000 ans. Cette conclusion a été atteinte en parallèle par deux équipes qui publient leurs résultats en même temps.
L’archéologie au regard de l’avant-garde
Qu’est-ce qu’un objet d’art ? Qu’en dire ? Comment le présenter ? Autant de questions qui ont agité les années 1920 et 1930, et se sont imposées aussi bien aux archéologues qu’aux ethnologues et aux artistes. Le musée du quai Branly – Jacques Chirac revient sur ce moment de grande effervescence intellectuelle et artistique qui a bouleversé le regard sur les objets et les civilisations. Entretien avec deux des commissaires de l’exposition, Alexandre Farnoux, professeur d’archéologie et d’histoire de l’art grec à Sorbonne Université, et Philippe Peltier, conservateur, ancien responsable des collections Océanie‑Insulinde au musée du quai Branly.
La restitution des biens culturels
Le débat sur la restitution de biens culturels touche particulièrement les collections archéologiques occidentales. Ces questions, dont le symbole le plus emblématique est, depuis 40 ans, le retour ou non des marbres du Parthénon en Grèce, se sont amplifiées dans les premières décennies du XXIe siècle, avec des enjeux déontologiques nouveaux tels que la restitution des restes humains et leur réinhumation, et un poids de l’opinion publique grandissant. Dans cette enquête, Archéologia fait le point sur un sujet qui, des musées aux archéologues et aux collectionneurs, est devenu l’affaire de tous.
La Nécropole secrète de Byblos
Depuis 2018 au Liban, le célèbre site de Byblos, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, fait l’objet de fouilles autour de la porte sud de l’acropole. Elles ont mis au jour une immense nécropole de l’Âge du bronze, intacte et très riche en vestiges. Tania Zaven, archéologue à la Direction Générale des Antiquités du Liban (DGA), directrice du site de Byblos et du programme de recherche Byblos Hypogeum, et Julien Chanteau, archéologue au département des Antiquités orientales du musée du Louvre et directeur des fouilles, nous présentent cette découverte, la plus importante depuis 100 ans à Byblos.
Au Moyen Âge, les seigneurs du marais de Pineuilh
En 975, les premiers coups de hache retentissent dans un vallon affluent de la Dordogne. Ils inaugurent le développement d’une imposante bâtisse entourée d’un fossé en eau. En 1043, la douve est élargie et une motte accueille un nouveau bâtiment. Mais les lieux sont finalement abandonnés à la fin du XIIe siècle au profit d’une maison noble en pierre établie à proximité. Cette longue histoire a été dévoilée par les fouilles préventives menées en 2002 et 2003, qui ont mis au jour un exceptionnel mobilier en bois. Une monographie récemment parue retrace toute la richesse de cette résidence élitaire du Sud- Ouest de la France. En voici un premier aperçu.
Caen
En 1025, c’est sous le nom de Cadumus que la ville de Caen apparaît dans les textes. D’origine celtique, cette première appellation connue signifie « le champ du combat ». S’il est acquis que c’est déjà une agglomération avec églises, moulins, marché et port, que s’est-il passé au cours des siècles précédents ? Des générations d’archéologues travaillent à reconstituer ce passé mal documenté par les archives. De la petite bourgade gallo-romaine à la création par Guillaume le Conquérant, entre 1050 et 1080, de la capitale du royaume anglo‑normand, retraçons son histoire au cours du Ier millénaire de notre ère.